Site officiel de l’artiste-peintre Alain Le Yaouanc.
Alain Le Yaouanc

Jalons

biographiques

Alain Le Yaouanc, Breton par son père, Normand par sa mère, naît le 18 mai 1940, 18 rue Julien à Alençon. En 1948, sa famille vient habiter à Rouen au 8 rue de l’École. La ville détruite est pour le jeune Le Yaouanc une sollicitation inconsciente propice au rêve de l’esprit. Il va à l’École communale Bachelet, rue du Vert Buisson, près de la place Rougemare. En 1951, il entre au collège (Lycée Corneille, Rouen). Il en est renvoyé à l’automne 1956, pour « désinvolture et dissidence ». En novembre de la même année, il se fait inscrire à l’école Harmon Hall à York Harbour (Maine, États-Unis). C’est l’année où Le Yaouanc commence à travailler régulièrement le dessin.

Rouen 1956

Les familles Moore et Le Yaouanc à Rouen en 1956. Alain Le Yaouanc se tient debout à côté de son père. Son ami Ron Moore est assis au premier rang. Photo © Ron Moore

1956-1957

Premières expositions aux États-Unis où il étudie.

Ayant quitté la France pour les États-Unis à l’âge de 16 ans, en 1956, Alain Le Yaouanc est accueilli par une amie de ses parents, Ruth Buol, par ailleurs proche amie de l’artiste Alexander Calder.

Il étudie à l’école Harmon Hall où il est pensionnaire. La première exposition d’Alain Le Yaouanc se tient à New Britain en mai 1957. Il s’agit d’une exposition de groupe intitulée Side Walk Art Show. Le jury de cette exposition lui décerne, pour une huile sur papier, la mention « best one in show ». Il rend visite avec Ruth Buol à Alexander Calder dans son atelier de Roxburry.

Premières expositions aux États-Unis

À la suite de cette exposition, Alain Le Yaouanc travaille sans relâche et est capable d’assumer une exposition personnelle au Mattatuck Museum du 12 au 30 juin 1957.

Premières expositions aux États-Unis

Première coupure de presse, 1957. Archives Le Yaouanc

8th Amsterdam Avenue

8th Amsterdam Avenue, NY. Archives Le Yaouanc. Photo : Solange Roussin-Castaldo

1958

Retour aux États-Unis.

De retour aux États-Unis, il s’inscrit à la Art Students League, à New York. Il installe son atelier au 8th Amsterdam Avenue (photo de l’immeuble ci-dessus, détruit depuis). Il dessine beaucoup, prenant sur le vif des scènes de rue, et fréquente les beatniks au Figaro Cafe, où il se rend quotidiennement.

Au cours de son année d’étude, il reçoit, avec certains de ses camarades, un prix pour la réalisation d’un tableau vivant tiré du Déjeuner des canotiers, de Renoir.

Travaillant de nuit dans un night club, il est arrêté quelque temps plus tard pour « travail non déclaré » à la suite d’un contrôle de police. Jugé, il bénéficie du soutien de plusieurs étudiants de la Art Students League et aucune peine n’est prononcée à son encontre. Il rentre en France en août de la même année.

Alejandro Jodorowsky et Alain Le Yaouanc à Rouen en 1964. Photo : Catherine Harlé. © Alain Le Yaouanc

Alejandro Jodorowsky et Alain Le Yaouanc à Rouen en 1964. Archives Le Yaouanc. Photo : Catherine Harlé

1960-1964

Mobilisé en Algérie, puis retour en Normandie.

Appelé sous les drapeaux en 1960, il rejoint son corps d’armée, le 18ème Régiment d’instruction des transmissions, basé à Épinal, puis est muté à la 45ème Compagnie de Quartier Général du Train, au SHAPE (Rocancourt, Yvelines), en qualité d’interprète au dispatching des officiers supérieurs. Tardant à rejoindre son corps d’armée à l’issue d’une permission, pour des raisons amoureuses, il est porté déserteur. Il est placé dans la foulée sur la liste des appelés pour l’Algérie.

Le voilà muté au 519ème Bataillon du Train, à Aflou, dans le sud oranais, où eut lieu, à quelques kilomètres de là, la prise de la Smala d’Abdelkader. Alain Le Yaouanc, reconnu par sa hiérarchie pour ses qualités pédagogiques, est détaché de son corps et devient instituteur militaire, enseignant le français à des enfants dans une petite école de campagne. Il apprend de son côté un vocabulaire arabe conséquent et se rend dans les cafés maures, mettant à profit son observation tenace et son goût orientaliste.

La situation politique se dégradant, il rejoint la partie active de son corps, puis est versé dans une compagnie disciplinaire à Blida pour « mauvaise conduite ». Paradoxalement, la bienveillance du lieutenant dont il dépend (un intérêt commun pour les langues étrangères et l’enthomologie) fait de cette expérience l’un des meilleurs souvenirs qu’Alain Le Yaouanc garde de son service militaire. Il est ensuite versé à la 54ème Compagnie de circulation routière, ce qui lui permet de mieux découvrir l’Oranais. Il assiste, à Sidi Bel Abès, au départ des premiers éléments de la Légion étrangère.

Démobilisé après 26 mois d’armée, il revient en Normandie. Son goût inné pour les objet hétéroclites, qu’il collectionne depuis son enfance, l’amène à devenir antiquaire et c’est au 7 rue de la Poterne, dans le vieux Rouen, qu’il ouvre un commerce.

Sans-titre, gouache sur papier, 1965.

Sans-titre, gouache sur papier, 1965. © Alain Le Yaouanc

1965

Travaux gouachés, Festival de la libre expression…

Alain Le Yaouanc retourne en Normandie et installe son atelier 5 rue Richard Lallemant, dans un quartier du vieux Rouen. C’est dans cet atelier, où il vécut et travailla deux années de suite, qu’il commencera ses grandes gouaches, travaux qui stupéfièrent Patrick Waldberg et qui, l’année suivante, donnaient à Aimé Maeght la chance de trouver dans les rangs de sa deuxième génération ce peintre d’après (Aragon).

Sans-titre, gouache sur papier, 1966. © Alain Le Yaouanc

Sans-titre, gouache sur papier, 1966. © Alain Le Yaouanc

En mai de cette même année, il participe au Festival de la libre expression organisé par Jean-Jacques Lebel du 17 au 25 mai 1965 au Centre américain des artistes, 261 boulevard Raspail à Paris (devenu après destruction l’immeuble moderne de la Fondation Cartier pour l’art contemporain).

Affiche du 2ème festival de la libre-expression, mai 1965. Crédit : © Alain Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Affiche du 2ème festival de la libre-expression, mai 1965. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Sous l’égide d’Alejandro Jodorowsky, avec Topor et Arrabal, Alain Le Yaouanc réalise le happening du lundi 24 mai en compagnie de Solange Roussin-Castaldo et l’un des fils du peintre Balthus (« Groupe Panique International »). Vince Taylor, initialement annoncé, n’était pas présent ce soir là.

Une photographie de la mise en scène du lundi 24 mai, créée et organisée par Alain Le Yaouanc et photographiée par Harold Chapman, a été reprise sans discernement par le peintre Jacques Monory et inclue dans sa production des années 82 à 83 sous le titre de « Toxique n°4, débris »…

Tête d'homme, gouache et encre de Chine, 1969. Coll. privée, Paris. Photo : Allen Le Yaouanc

Tête d’homme, gouache et encre de Chine, 1969. Coll. privée, Paris. Photo : Allen Le Yaouanc

L'Art Vivant 1965-1968. Crédit photo : © Le Yaouanc

« L’Art Vivant 1965-1968 ». Archives Le Yaouanc

Crédit : © Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

« Trésors du surréalisme », du 30 juin au 9 septembre 1968. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Nuits de la Fondation Maeght, 1969

Nuits de la Fondation Maeght, 1969. Archives Le Yaouanc

Affiche n°111, Galerie Maeght, exposition de février 1969. Photo : Luc Delaborde. ©  Le Yaouanc

Affiche n°111, Galerie Maeght, exposition de février 1969. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

1967-1969

Entrée à la galerie Maeght.

En 1967, Le Yaouanc fait la rencontre de Patrick Waldberg qui le présente à Aimé Maeght. Il entre ainsi à la prestigieuse galerie Maeght.

Du 13 avril au 30 juin 1968, il participe à l’exposition L’Art Vivant 1965-1968 qui se tient à Saint-Paul-de-Vence et fait don des deux œuvres exposées à la Fondation Maeght.

Du 30 juin au 9 septembre 1968, il participe à l’exposition organisée par L’Association française d’Action artistique (Patrick Waldberg et Roger Nellens) Trésors du surréalisme, qui se tient à Knokke-Le-Zoute, en Belgique, aux côtés de Jean Arp, Hans Bellmer, Victor Brauner, André Breton, Alexander Calder, Giorgio De Chirico, Salvador Dali, Paul Delvaux, Robert Desnos, Oscar Dominguez, Marcel Duchamp…

Première exposition d’Alain Le Yaouanc à la galerie Maeght, vernissage le 5 février 1969. L’exposition de 50 assemblages, collages, gouaches et objets donne lieu à l’édition du numéro 176 du catalogue Derrière le Miroir (février 1969), préfacé par Patrick Waldberg (Maeght éditeur).

Il participe ensuite au IVème festival international de musique et d’art contemporain, qui se tient du 21 au 29 juillet 1969 à la Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence. Alain Le Yaouanc conçoit l’affiche du festival et les décors et les costumes du spectacle musical des 21 et 23 juillet.

Il participe enfin, toujours en 1969, à l’exposition Signes d’un renouveau surréaliste à la galerie Isy Brachot, Bruxelles, du 31 octobre au 29 novembre, avec les peintres Bona, Carmassi, Casimir, Castro, Irena Dedicova, Kristian Le Moult, Cesare Peverelli, Sandro Somaré, Van den Abeele

C’est également en 1969 qu’il rencontre Alain Bosquet.

De gauche à droite : Jacques Prévert, Alain Le Yaouanc, Aimé Maght. Vernissage de l'exposition Le Yaouanc à la galerie Maeght, le 17 décembre 1970. Photo : © Claude Gaspari.

De gauche à droite : Jacques Prévert, Alain Le Yaouanc, Aimé Maeght. Vernissage de l’exposition Le Yaouanc à la galerie Maeght, le 17 décembre 1970. Archives Le Yaouanc. Photo : Claude Gaspari

1970

Seconde exposition à la galerie Maeght, rencontre avec Louis Aragon.

L’année 1970 commence par deux expositions, au Centre culturel d’Amiens et au Centre culturel de Rennes.

Seconde exposition d’Alain Le Yaouanc à la galerie Maeght, vernissage le 17 décembre 1970, qui a donné lieu à l’édition du n°189 du catalogue Derrière le Miroir. Cette exposition lui vaut de rencontrer Louis Aragon.

En décembre, édition de l’album 1101, avec un texte d’Alain Bosquet (Hors d’Alain Le Yaouanc) accompagné de 10 lithographies originales (Maeght éditeur).

Photo : Luc Delaborde. Crédit : © Le Yaouanc

Affiche n°124, Galerie Maeght, exposition de décembre 1970. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Carton d’invitation à l’exposition, vernissage le 17 décembre 1970. © Le Yaouanc

Carton d’invitation à l’exposition, vernissage le 17 décembre 1970. Archives Le Yaouanc

Affiche de l'exposition Agora 1 à Strasbourg. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Affiche de l’exposition « Agora 1 » à Strasbourg. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Le Yaouanc dans son atelier, avec Lionel Ray et Nicky Tillinghast.

Aux alentours de 1975, Le Yaouanc dans son atelier, avec Lionel Ray et Nicky Tillinghast. Archives Le Yaouanc

1971

Le Parfait criminel, Strasbourg, rencontre avec Lionel Ray.

En mars 1971, pour le centenaire de l’insurrection de la Commune de Paris, Alain Jouffroy publie un livre de poèmes, dédiés au critique Bernard Nooël, Le Parfait criminel, aux Éditions Fata Morgana. La couverture est dessinée par Alain Le Yaouanc. Le livre comprend également un dessin et une lithographie originale.

Le Yaouanc participe par ailleurs à l’exposition de groupe Agora 1 organisée par la galerie Maeght au Musée d’Art moderne, Ancienne Douane, Strasbourg, du 13 juillet au 30 septembre 1971.

En décembre 1971, il participe enfin à l’exposition Grandes éditions originales illustrées, galerie Maeght, à Paris avec les peintres Mirò, Calder, Ubac, Tàpies, Chillida, Giacometti, Palazuelo, Bury, Riopelle, Gardy-Artigas, et Fiedler. Cette exposition donne lieu à l’édition du n°195 de Derrière le Miroir.

C’est cette année qu’il rencontre Lionel Ray à Paris.

Interférence, lithographie tirée de l'album 1101, Maeght éditeur, 1970

Interférence, lithographie tirée de l’album 1101, Maeght éditeur, 1970. Photo : Allen Le Yaouanc

1972

La Petite Phrase (Louis Aragon), expositions en Europe.

Alain Le Yaouanc participe à l’exposition Art sans frontières VII, organisée par la galerie Isy Brachot à Bruxelles, qui se tient du 14 janvier au 5 février 1972.

Il expose également en Espagne à l’occasion de la 5ème biennale d’art, à Ibiza.

Il participe quelque temps plus tard à l’exposition Peinture et sculpture, au Centre culturel Gérard Philippe à Brétigny-sur-Orge.

Enfin, il est présent à l’exposition L’estampe et le surréalisme du XVème au XXème siècle qui se tient à la galerie Vision Nouvelle, de novembre à décembre 1972 à Paris. Inaugurée le 14 novembre 1972 par Jacques Duhamel, Ministre des Affaires culturelles, cette exposition est réalisée au profit du Comité « Perce-Neige », association présidée par l’acteur Lino Ventura. Le catalogue de l’exposition est préfacé par Patrick Waldberg. Les œuvres exposées vont de Jérôme Bosch à Unica Zürn, en passant par Albrecht Dürer, Johann Heinrich Füssli, Goya, James Ensor, Paul Delvaux, Victor Brauner, Max Ernst, André Masson, Goerges Malkine, Yves Tanguy, Dorothea Tanning… Alain Le Yaouanc y expose deux lithographies, Le mois de mars (Maeght éditeur 1970) et Interférence (Maeght éditeur 1970), tirée de l’album 1101.

C’est en 1972 que Louis Aragon écrit son texte La Petite Phrase, sur une suite de collages et une phrase d’Alain Le Yaouanc. Ce texte ne sera édité que 30 ans plus tard au Liban par la Banque de la Méditerranée, à l’occasion du Sommet de la Francophonie.

Art sans frontières VII, galerie Isy Brachot, Bruxelles. Archives Le Yaouanc

Exposition « Art sans frontières VII », galerie Isy Brachot, Bruxelles, 1972. Archives Isy Brachot

Exposition "L'estampe et le surréalisme", galerie Vision Nouvelle, 1972. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Exposition « L’estampe et le surréalisme », galerie Vision Nouvelle, 1972. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Lithographie sans-titre, galerie Cour Saint-Pierre éditeur, Genève, 1973

Lithographie sans-titre, galerie Cour Saint-Pierre éditeur, Genève, 1973. Photo : Allen Le Yaouanc

Lithographie sans-titre, galerie Cour Saint-Pierre éditeur, Genève, 1973

Lithographie sans-titre, galerie Cour Saint-Pierre éditeur, Genève, 1973. Photo : Allen Le Yaouanc

Songes et spélonques, Marcel Thiry, André de Rache éditeur, Bruxelles 1973. Archives Le Yaouanc

Songes et spélonques, Marcel Thiry, André de Rache éditeur, Bruxelles 1973. Archives Le Yaouanc

Pour lire à la loupe (Louis Aragon, 1973). Archives Le Yaouanc

Pour lire à la loupe (Louis Aragon, 1973). Archives Le Yaouanc

1973

Décors de théâtre, expositions en Europe.

En janvier 1973, Alain Le Yaouanc réalise les décors du ballet de Roland Petit « La rose malade » (musique : Gustav Mahler ; costumier : Yves Saint-Laurent), créé à Marseille le 10 janvier Salle Vallier, sur un livret de Jean Ristat.

Du 2 février au 19 mars 1973, il expose au Palais des arts et de la culture de Brest. Le catalogue de l’exposition est préfacé par Louis Aragon (« Dans un monde où plus rien n’a droit à l’avenir », écrit en 1972).

Il participe également à l’exposition itinérante Surréalisme encore et toujours (‘Surrealismo ancora e sempre’) organisée par Patrick Waldberg qui se déroule d’avril 1973 à février 1974 en Italie (Milan, Turin, Bologne, Rome, Bolzano).

Du 13 juin au 15 juillet 1973 à Paris, expositions simultanées de collages et de lithographies à la galerie La Pochade, boulevard Saint-Germain et, du 13 juin au 13 juillet, dans le cadre du Festival du Marais, galerie La Pochade, rue Pavée.

Exposition d’œuvres récentes à la galerie Bettina, Zurich.

Du 15 novembre 1973 au 20 janvier 1974, exposition à la galerie Cour-Saint-Pierre, à Genève (Alain le Yaouanc : peintures récentes, collages et lithographies). Des éditions de lithographies sont réalisées à cette occasion.

Du 14 décembre 1973 au 12 janvier 1974, exposition Le Yaouanc, lithographies, à la galerie Carmen Cassé, Paris. Louis Aragon écrira pour cette occasion son troisième texte sur Alain Le Yaouanc, intitulé Pour lire à la loupe.

Alain Le Yaouanc illustre cette même année la couverture du livre Songes et spélonques de l’écrivain et poète belge Marcel Thiry.

« Voici qu’Alain Le Yaouanc s’est mis à écrire sur la pierre la suite de cet étrange, inquiétante pensée qu’il avait jusqu’ici traduite aussi bien par les moyens traditionnels de la peinture que par des collages, atteignant à l’extrême, semble-t-il, de cette songerie de notre siècle, où il se situe au-delà de Braque et de Picasso, de Max Ernst et de Jiri Kolar, lui qui a même donné à cette magie moderne le champ jusque-là inviolé de la sculpture… »
Louis Aragon, novembre 1973

1974

Paris, Téhéran, Varsovie, Bâle…

Du 26 janvier au 3 février 1974, il participe à la première édition de la FIAC (« Salon international d’art contemporain ») qui se tient à la Bastille.

La même année, la galerie Maeght organise une exposition en Iran, au Centre international des expositions de Téhéran, au cours de laquelle des œuvres de Le Yaouanc sont présentées.

Du 27 avril au 16 juin 1974, c’est une Exposition de peintures, collages et dessins récents (1972-1974) qui se tient à la galerie Haaken, à Oslo.

Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Affiche de l’exposition « Le Yaouanc » à Oslo, Galerie Haaken. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Il participe également à la Ve Biennale internationale de l’affiche à Varsovie, qui se tient de juin à août 1974.

Le Yaouanc commence par ailleurs à travailler avec la galerie Odermatt. C’est ainsi qu’il est exposé (peintures récentes) à la foire internationale Art Basel, en Suisse, du 19 au 23 juin 1974.

Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Xe Biennale internationale d’art de Menton, du 26 juin au 30 septembre 1974, galerie Frédéric Gollong. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde

Il participe enfin à la dixième Biennale internationale d’art de Menton, qui se tient du 26 juin au 30 septembre 1974. Cette exposition donne lieu au tirage d’une lithographie, « Développement sériel ».

1975

Travaux publics, André Parinaud, Chypre…

Exposition Travaux publics, équipements du mieux-être du 11 janvier au 2 février 1975 au Musée de Picardie, à Amiens.

En mars 1975, il offre un collage pour la vente publique Pour Chypre, dont les bénéfices sont reversés aux réfugiés chypriotes. Cette vente se déroule le 9 mars à Paris, Palais Galliera, sous le ministère des commissaires-priseurs Guy Loudmer et Hervé Poulain. Le comité d’honneur est composé de Louis Aragon, Maurice Druon de l’Académie française, Pierre Emmanuel de l’Académie française, Maurice Genevoix, Secrétaire Perpétuel Honoraire de l’Académie française et André Malraux.

Il participe à l’exposition itinérante « 30 créateurs. Sélection 75 » organisée par la revue La Galerie-Jardin des Arts, dirigée par André Parinaud. L’exposition est inaugurée au Manoir du Mad, à Metz, le 24 mai 1975. Elle s’est ensuite déplacée à Lyon le 19 juin à la Galerie Verrière, puis à l’église Saint-Pierre de Touques le 12 juillet (organisée par la Galerie Saint-Michel, Deauville), Saint-Paul-de-Vence à la Galerie Art-Club (Frédéric Gollong) le 14 août puis à Tours en octobre à la Galerie Davidson.

Exposition de peintures récentes du 20 juin au 20 septembre 1975 au Collège d’échanges contemporains, ancien couvent royal, Saint-Maximin. Cette exposition est réalisée par la galerie Maeght. Edmonde Charles-Roux préface le catalogue.

C’est également au cours de l’année 1975 qu’Alain Le Yaouanc organise une exposition permanente de lithographies 72 rue Quicampoix à Paris avec les éditions La Pierre d’Angle.

« Quelque chose d’envoûtant dans ce nom. Un nom qui dépayse : Le Yaouanc. On dirait une matière éclatée. Musicale et imprononçable. Il faut s’y prendre à deux fois. Un nom à livrer au hasard. Crier, puis attendre… Écouter sous quelle forme l’écho nous le rendra. Notez qu’une certaine ressemblance s’établit entre cette tentative déraisonnable et la démarche d’un peintre que caractérise une invention têtue dont rien n’est prévisible, ni l’ordre ni le chaos. »
Edmonde Charles-Roux, juin 1975

1976

Saline Royale d’Arc-et-Senans, Les Demeures d’Hypnos.

Exposition d’huiles sur toiles à la Fondation Claude-Nicolas Ledoux, Saline Royale d’Arc-et-Senans, du 9 septembre au 14 novembre 1976.

Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Affiche de l’exposition à la Saline Royale d’Arc-et-Senans. Archives Le Yaouanc. Photo : Luc Delaborde.

Patrick Waldberg publie Les Demeures d’Hypnos. Ce recueil de textes paraît aux Éditions de la Différence (collection « Le Miroir oblique ») avec une préface de Pierre Klossowski. Il se présente sous la forme d’un in-8° de 528 pages relié en pleine toile sous jaquette de couleur. Alain Le Yaouanc y occupe les pages 478 à 487 ( « Alain Le Yaouanc, portrait du jeune homme en artiste »).
Archives Le Yaouanc.

Les Demeures d’Hypnos (Patrick Waldberg) Éditions de la Différence, 1976. Photo : Allen Le Yaouanc

Éditée pour la sortie du livre, une suite de lithographies et eaux fortes de 11 artistes parmi lesquels Man Ray, Wilfredo Lam, Dorothea Tanning, Joan Miró, Max Ernst, Meret Oppenheim (amie et voisine immédiate) et Alain Le Yaouanc est tirée à 125 exemplaires sur grand vélin d’Arches.
Sans-titre, lithographie tirée du Magnificat. Photo : Allen Le Yaouanc

Sans-titre, 1977, lithographie tirée du Magnificat. Photo : Allen Le Yaouanc

1977

Lithographies…

L’année 1977 est marquée par un intense travail d’édition lithographique. Trois albums voient ainsi le jour.

Tout d’abord, Magnificat, poèmes d’Eugène Guillevic illustrés d’une suite de 10 lithographies originales d’Alain Le Yaouanc, aux Éditions Carmen Martinez.

Vient ensuite Le Chemin de Ronde ou les mots sans titre, préfacé par Louis Aragon (reprise de Pour lire à la loupe), texte d’Alain Le Yaouanc accompagné de 14 lithographies, édité pour le compte de la Société normande des Amis du Livre.

Enfin, Stone Upon Stone, édité à New York par Cavaliero Fine Arts, avec le texte de Louis Aragon Pierre sur Pierre traduit en anglais par Simon Watson Taylor, illustré de 10 lithographies.

Sans-titre, 1977. Lithographie originale en couleurs tirée à 30 exemplaires sur Japon nacré et 30 exemplaires sur vélin d’Arches. Impression : Art Lithos. 32 x 43 cm.

Sans-titre, 1977. Lithographie tirée du Chemin de Ronde ou les mots sans titre. Photo : Allen Le Yaouanc

La neuvième maison, lithographie tirée du Stone upon Stone, 1977. Photo : Allen Le Yaouanc

La neuvième maison, 1977, lithographie tirée du Stone upon Stone. Photo : Allen Le Yaouanc

« Je te dédis, Alain, le texte d’un nommé Le Yaouanc, en tête de quoi j’ai, je me trouve avoir, mis des petites frisettes de ma main. J’espère que tu ne l’auras pas pris trop mal de ma part, sachant comme tu le sais, ce que je pense et attends de toi dans le restant de ma chienne de vie…
Ton ami, qui prend ici toute la place à laquelle il n’a pas droit (ni gauche)
Louis »

Louis Aragon, envoi, exemplaire n°I du Stone upon Stone, 1977

Biographie en cours de mise à jour.